Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 08:00

inquietude-d-etre-au-monde.jpg

 

 

 

♥ ♥ ♥

 

"L'inquiétude est le nom que nous donnons à l'impermancence." (p. 14)

 

 

 

 L’auteur :

 

Camille de Toledo a étudié l’Histoire et les Sciences Politiques à l’IEP de Paris ainsi que le Droit et la Littérature à l’Université de la Sorbonne. Il a poursuivi ses études à Londres, à la London School of Economics, puis à la Tisch School de New York pour le cinéma et la photographie. En 2004, il obtient la bourse de la Villa Médicis.
Au printemps 2008, il fonde la « Société européenne des auteurs », une institution visant à créer une communauté intellectuelle et littéraire par-delà les langues et les nations.

 

L’histoire :

 

« L’inquiétude est le nom que nous donnons à ce siècle neuf,
au mouvement de toute chose dans ce siècle.
Paysages! Villes! Enfants!
Voyez comme plus rien ne demeure.
Tout bouge et flue.
Paysages! Villes! Enfants!
L’inquiétude est entrée dans le corps du père qui attend son fils,
comme elle s’est glissée, un jour, dans le corps des choses.
C’était hier. C’est aujourd’hui.
Ce sera plus encore demain.
L’inquiétude de l’espèce, des espèces,
et de la Terre que l’on croyait si posée,
qui ne cesse de se manifester à nous,
sous un jour de colère, au point qu’on la croirait
froissée ou en révolte. »

 

(Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Au coeur de L''inquiétude face au monde l'inquiétude et le monde se tutoient. Camille de Toledo observe le siècle qui s'achève dans le vertige et ouvre la voie à un 21ème siècle tout aussi inquiétant. Pour scander le mal-être dominant de ce siècle, il choisit de s’exprimer à travers une prose poétique qui épouse au plus près l'inquiétude lancinante des êtres perdus dans un monde recelant quantité de dangers potentiels, qu'il s'agisse de la perte d'un enfant, ou de la folie de ce même enfant capable de massacrer ses camarades comme à Columbine en 1999 ou à Utoya en 2011. 

 

« Qui  prépare les enfants à ce temps nucléaire ?

Pour eux, c’est le soupçon qui triomphe.

Ou le romantisme malade de la refondation :

Voyez encore !

Columbine !

Utoya. 

(…)

Les gamins savent intuitivement,

Comme des dieux, que l’enseignement

De leurs écoles est inadapté.

Vieille herméneutique du savoir.

Vieilles catégories de l’être.

 

Penser, classer, écrivait Pérec.

Et comme il a raison.

La pensée occidentale est une névrose d’enfant

à qui l’on répète :

Allez ! Range ta chambre ! » (p.47)

 

L'inquiétude ronge les êtres et le monde qui ne peuvent trouver d'échappatoire face à ce naufrage progressif. Née des horreurs du 20ème siècle, de la guerre, de la déportation, des politiques démagogiques pernicieuses, cette inquiétude est sans fond car ancrée profondément en l'homme du 21ème siècle.

 

« Il y eut un autre mot pour le vingtième siècle.

Ce fut la dé-mesure. Dé-liaison,

Dé-litement, dé-lit de l’esprit, qui,

Croyait-on avant, gouvernait la flèche du temps,

Ou peut-être aussi, dé-règlement de la mesure,

Emballement de la raison

Qui, après avoir classé les peuples,

Entre sauvages et civilisés, noirs et blancs,

S’est mis à diviser, couper, entre le soi et le presque soi.

Le dé du déluge, de la démence, le dé du hasard

Et de la fin, s’insinua dans le pli de chaque chose,

Comme l’accident et la catastrophe. » (p. 24)

 

« C’est l’inquiétude et la peur qui nous livrent à la pharmacie, aux pouvoirs, à tous ceux qui prétendent nous en libérer. C’est l’inquiétude et la peur qui nous poussent à déléguer la charge de l’homme aux prêtres, aux moralistes, aux dogmes et aux milices. (…) Par peur, s’en remettre au commerce de la consolation. C'est-à-dire à l’intoxication : nous voulons être délivrés du risque, du mal, de la pluie qui tombe en été. Nous voulons être délivrés de la peur, de la mort, et finalement, de la vie.» (p. 30)

 

Que reste-t-il comme espoir au poète si ce n'est celui de charmer ou d'enivrer les Dieux par son chant, tel Orphée devant Hadès. Espoir de « de voir les mots agir sur et dévier l’esprit contemporain de l’Europe ».

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Premières phrases :

 

« Je pense au père qui attend son enfant, le soir, et qui prie, en silence. Il ne croit pas en Dieu, le père, mais il prie quand même, parce qu’il ne sait plus vers qui se tourner. Il attend son enfant et l’inquiétude trace en lui des lignes vertigineuses, des phrases et des phrases qui racontent des histoires formidables d’enlèvements, d’accidents, de fugues et de disparitions. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Vies potentielles

 

D’autres avis :

 

Sur le site des Editions Verdier  

 

L’inquiétude d’être au monde, Camille DE TOLEDO, Editions Verdier, 2010, 58 p., 6.30 euros

 

Merci à Olivia Michel pour m'avoir permis de découvrir cette oeuvre.

Par Hélène - Publié dans : Littérature Française
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 08:00
Tous les mois Yaneck compile les notes que les contributeurs au Top attribuent aux BD lues dans le mois, à partir de trois notes, une BD intègre le top.
 
Voici le classement du mois de janvier 2012 :
 
1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                             19.17
2- (-) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                              18.94
3- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                          18.83
4- (N) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                                      18.75
5- (-) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                                 18.73
6- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman    18.67
7- (-) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis                   18.5
8- (-) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                   18.5
9- (+) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                  18.5
10- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là                                               18.44
11- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                   18.33
12- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                       18.28
13- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman   18.25
14- (=) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis 18.25
15- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.22
16- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman       18.16
Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
17- (=) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman               18.14
18- (N) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   18
19- (=) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   18
20- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman                     17.94
21- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux              17.94
22- (-) Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, F. Nury, Brüno, Dargaud   17.9
23- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt                                                       17.88
24- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis     17.83
25- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis     17.8
26- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt    17.8
27- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L'Atalante  17.18
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
28- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël    17.75
29- (-) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt   17.74
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,
30- (+) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat  17.69
31- (=) L'orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan                      17.69
32- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt                                             17.67
33- (=) L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt                   17.67
34- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics                                                17.63
35- (=) Alpha... Directions, Jens Harder, Editions de l'An 2                              17.54
36- (=) En chemin elle rencontre,  Collectif, Des ronds dans l'eau 17.5
37- (-) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet  17.5
38- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange  17.5
39- (=) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard                                17.5
40- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis            17.5
41- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt       17.49
42- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman                                   17.44
43- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud                 17.38
44- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka  17.38
45- (N) La vie de Bouddha, Osamu Tezuka, Tonkam   17.34
46- (=) Siegfried, Alex Alice, Dargaud     17.33
47- (=) Solanin, Inio Asano, Kana                                                                              17.33
48- (=) Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur, Corbeyran, Gwangjo, Dargaud  17.3
49- (=) The Unwritten tome 1, Mike Carrey, Peter Gross, Panini Comics  17.25
50- (+) Blacksad, Juan Diaz Cañales, Juanjo Guarnido, Dargaud                                   17.21
Par Hélène - Publié dans : Sélection BD
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 08:00

drameordinaire

 

 

 

 

Un drame ordinaire de Anne Barrovecchio

 

Le drame dont parle l'auteur est la perte de l'être aimé. Un drame "ordinaire" décrit dans un style ordinaire avec des images ordinaires et une émotion compréhensible, bref, rien de bien nouveau sous le soleil...

 

Pas de talent particulier à mes yeux, j'ai laissé  la narratrice se consoler avec ses mots...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    monsieur-sapiro.gif

 

  Monsieur Sapiro de Benny BARBASH

 

Quatrième de couverture : Voler au bluff l’identité d’un inconnu dans le lobby d’un hôtel de luxe à la faveur d’un appel téléphonique, c’est la folle aventure dans laquelle s’élance Miki. Pour ce publicitaire mal dans sa peau et dans sa tête, voilà l’occasion ou jamais de changer de vie… et de femme.
On découvre alors dans un même imbroglio la vie de Miki, ses aspirations déçues et le désastre de son couple entre passion et reniement, au moment même où il échafaude, à partir de ces débris, sa nouvelle existence dans la peau de M. Sapiro, génial faussaire disparu semble-t-il dans un crash.  

 

Mon avis : C'est un tel imbroglio dans la vie de ce Miki que je me suis perdue entre les scènes réelles, les scènes fantasmées, les scènes passées dans la peau du faussaire...

C'est dommage car au reste j'ai bien apprécié les réflexions du narrateur, ses élans liés à sa libido, son mal-être, son espoir lié à sa nouvelle vie, puis ses déconvenues, bref je l'ai trouvé très humain et attachant. En tant que narrateur son discours peut ressembler quelquefois à une logorrhée mais le fond reste profond et enrichissant.

Par Hélène - Publié dans : Déceptions et abandons
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:00

vagues.jpg

 

 

 

♥ ♥ ♥ ♥

 

 « Quand une tremblante étoile apparaît dans le ciel clair, j’en viens à penser que seul l’univers est plein de beauté, et que nous ne sommes que des reptiles dont la luxure souille même les arbres. »

 

L’auteur :

 

Virginia Stephen a grandi dans une famille recomposée dont le père, à la personnalité fantasque mais illustre, sera longtemps le modèle. Elevée dans une atmosphère très cultivée, Virginia développe très tôt une personnalité angoissée avant même que la mort prématurée de sa mère ne l'entraîne sur la pente de la dépression. Avec ses frères et sa soeur, elle fréquente rapidement les milieux artistiques, et à la mort de son père, son rythme créatif s'accélère. Elle est l'auteur de romans, comme 'Mrs Dalloway' ou 'La Chambre de Jacob' qui, en rupture avec les règles classiques littéraires, se veulent des tableaux 'impressionnistes' des méandres de l'âme. Elle a aussi, grâce au soutien permanent de son mari, Léonard Woolf, édité de grands auteurs étrangers, comme Fiodor Dostoïevski ou Freud. Mais sa souffrance psychique est trop forte, Virginia Woolf se suicide en 1941.

 

L’histoire :

 

Publié en 1931, Les Vagues se compose d'une succession de monologues intérieurs entrecroisés de brèves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées. « J'espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine... Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j'essaie de représenter ; la vie elle-même qui s'écoule. » (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Virginia Woolf transcrit ici des courants de conscience avec un art de l’esquisse parfaitement maîtrisé. La pensée pure des personnages afflue à la surface des pages nous menant par contrebalancement dans les profondeurs de l'âme et de l'identité des êtres. Se découvre alors un monde complexe, tissé de mille fils inextricablement entremêlés, un monde dans lequel les êtres ne peuvent communiquer, condamnés à rester prisonnier de leurs mots, de leurs pensées, de leur incapacité à créer des liens.

 

L'évolution des personnages au fil du temps nous parle des échecs qui apparaissent quand la vie coule sans qu'on s'en aperçoive, et de la difficulté de trouver son identité, si identité il y a.

 

Les interludes lyriques ponctuent superbement ces pensées soumises aux aléas du temps qui passe :

 

 « Sur la maison, le soleil déversait des rayons plus larges. La lumière toucha quelque chose de vert au coin d’une fenêtre, et en fit un bloc d’émeraude, une grotte du vert le plus pur, tel un fruit dénoyauté. La lumière aiguisait le rebord des tables, des chaises, et ourlait de délicats fils d’or les nappes blanches. A mesure que le jour croissait, les bourgeons éclatèrent çà et là, dépliant brusquement leurs fleurs veinées de vert palpitantes comme si l’effort fait pour s’ouvrir les avait mises ne branle, et leurs frêles battants frappant contre leurs parois blanches fit un vague carillon. Les choses se fondaient, perdaient doucement leur forme ; on eût dit que l’assiette de porcelaine s’écoulait, et que le couteau d’acier devenait liquide. Et, tout le temps, le bruit des brisants retentissait, pareil aux grands coups sourds de bûches tombant sur le rivage. »

« Maintenant, je mesure la farine, je fais des confitures. Le soir, je m’assieds dans le fauteuil et je tends la main vers mon ouvrage ; j’entends mon mari ronfler ; je relève la tête quand le passage d’une charrette met dans les vitres le reflet d’une lanterne, et je sens les vagues de ma vie se presser, se briser contre moi comme autour d’un tronc d’un arbre. Et j’entends des cris, et je vois d’autres vies flotter comme des brins de paille autour des piles d’un pont, tout en faisant courir mon aiguille à travers mon calicot. »

 

Un  très beau roman qui nous mène aux portes de la conscience...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

C’est une lecture difficile, qui demande concentration et abnégation pour une plongée en apnée dans les affres de la conscience...

 

« Pour lire ce poète, il faut mettre de côté ses antipathies, sa jalousie et surtout ne pas l’interrompre. Il faut avoir beaucoup de patience, et des soins infinis, et laisser venir à la surface les découvertes de la lumière, qu’il s’agisse de pattes d’araignée délicatement posées sur une feuille ou de l’eau qui gargouille dans un malpropre tuyau d’égout. Rien de doit être rejeté avec crainte, avec horreur. (…) et c’est ainsi (tandis que ces gens continuent leur conversation) qu’on laisse descendre son filet de plus en plus loin de la surface, pour le retirer ensuite avec précaution, et ramener à la lumière ce que ces hommes et ces femmes ont dit, et en faire un poème. »

 

Premières phrases :

 

« Le soleil ne s’était pas encore levé. La mer et le ciel eussent semblé confondus, sans les mille plis légers des ondes pareils aux craquelures d’une étoffe froissée. Peu à peu, à mesure qu’une pâleur se répandait dans le ciel, une barre sombre à l’horizon le sépara de la mer, et la grande étoffe grise se raya de larges lignes bougeant sous sa surface, se suivant, se poursuivant l’une l’autre en un rythme sans fin. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La promenade au phare

Autre : Enfance de nathalie SARRAUTE

 

D’autres avis :

 

Lecture commune avec Keisha et Flo

Télérama 

 

 

Les vagues, Virginia Woolf, traduction de Marguerite Yourcenar, Le livre de poche, Biblio romans, 288 p., 1982, 6 euros

Par Hélène - Publié dans : Littérature Europe de l'Ouest
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 22:00

angouleme2

Grand prix de la ville d’Angoulême 2012 : Jean-Claude Denis (France)

 

Fauve d’or (prix du meilleur album 2011) : "Chroniques de Jérusalem", Guy Delisle (éd. Delcourt)

 

Prix spécial du jury : "Frank et le congrès des bêtes", Jim Woodring (L’Association)

 

Prix bande dessinée de la Fnac : "Portugal", Cyril Pedrosa (Dupuis)

  

Prix de la série : "Cité 14" - saison 2 tome 1, "Chers corrompus", Pierre Gabus et Romuald Reutimann (Les Humanoïdes associés)

 

Prix intergénérations : "Bride stories", t.1, Kaoru Mori (Ki-Moon)

 

Prix regard sur le monde : "Une vie dans les marges", t.1 et 2, Yoshihiro Tsatsumi (Cornélius)

 

Prix de l’audace : "Teddy Beat", Morgan Navarro (Les Requins marteaux)

 

Prix révélation : "TMLP (Ta mère la pute)", de Gilles Rochiers (Six pieds sous terre)

 

Prix du patrimoine : "La dynastie Donald Duck", intégrale de Carl Barks (Glénat)

 

Prix Polar : "Intrus l’étrange", Simon Hureau (La Boîte à bulles)

 

Prix de la bande dessinée alternative : "Kus !", volume 9, périodique letton

 

Prix jeunesse : "Zombillénium", Arthur de Pins (Dupuis)

 

Prix Jeunes talents : "Le suicidaire altruiste", Jérémie Moreau

 

Prix de la révélation blog : "Les lapins ne courent plus dans les champs", Marie Sperane

 

Par Hélène - Publié dans : Sélection BD
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Présentation

A méditer

“A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargné, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. Avec, peut-être, cette chance supplémentaire de devenir un peu moins bête, et en tout cas un peu moins sommaire.”

Mona Ozouf, historienne, auteur de La Cause des livres (Gallimard).

Prochainement

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